miércoles, 21 de agosto de 2013

sorda en el extravío

sorda en el extravío

Los hombres buenos tiraron
por la calle de en medio
y a mí me dejaron en el arrabal
de las luces inventariadas
y probablemente fundidas.
Las calles negras y amarillas
(debo reconocer
cierto fulgor anaranjado
producto de algún matiz rosa
que mis ojos añaden)
ventriculan
el escenario perfecto
de pesadilla pegajosa,
ni el tiempo tiene fuerzas
para desembarazarse de ella,
a pesar de la presencia
de soldados votivos,
uno a uno
los fui disponiendo
a su alrededor.
No existe guerra posible
entre el aire y mi alma.
Mi cuerpo me estorba
para matar al ángel hollín
de la suerte estéril y llena
de orugas con pelillos
urticantes.
la procesionaria de mis lamentos
se hace cuerda del presente.

Pero no oigo el tic-tac.

3 comentarios:

Robín dijo...

You are your own bad (or good) surprise. Do not blame anybody but yourself.

Robín dijo...

Aunque Sofía está muy callada; como sé bien que le gustan las plantas, le mando públicamente este texto que acabo de escribir en francés sobre filosofía de la ciencia, inspirado por los textos de un biólogo francés muy interesante. Texto mío muy crítico con algunas falsas certidumbres biológicas. Y también, para Sofía, un beso; nu oseb.

http://www.lecactusheuristique.com/article-inne-ou-acquis-exemple-des-selections-biologiques-anthropiques-79621494.html
Vous parlez du comportement innovant de la chenille du maïs qui impliquerait "la perception par les insectes de la gravité terrestre, de la localisation dans la tige..."
Je suis un néophyte en biologie, mais on peut remarquer que la chenille, come nous mêmes l´espèce humaine, est asymétrique par rapport au centre de la Terre, d´où agissent les forces de gravité; la tête plus éloignée que les pieds ou que l´organe qui leur sert de moyen de déplacement. Ces animaux auront donc très probablement une certaine idée intuitive du "haut" qui est le sens opposé au centre de la Terre et du "bas" qui pointe vers ce centre. Et de plus elles remarqueront probablement, comme nous mêmes, l´effort nécessaire pour vaincre la gravité lorsqu´elles montent le long des tiges verticales du maïs, quoique les forces de friction qu´elles exercent sur les parois qu´elles parcourent, peuvent être aussi fortes que la force de gravité, ce qui pourrait les empêcher de toujours la percevoir ou la reconnaître. Nous savons bien que le haut et le bas n´existent pas de fait, puisque aux antipodes, nos amis Néozelandais voient le haut exactement dans le sens où nous trouvons le bas. Cependant une chenille n´aurait pas forcément besoin de percevoir la gravité, pour retourner vers le bas ( bas défini dans un même système de référence local), venu le moment où les moissonneuses-batteuses vont couper le maïs; il suffirait de percevoir l´idée de *sens inverse*, ce qui est presque aussi complexe que l´idée de *sens de la force de gravité*; peut être qu´il serait plus simple de ce souvenir de l´endroit dont on est parti -si on est parti du bas de la tige de maïs, dans cette vaste entreprise à la recherche de la nourriture- pour y retourner ensuite quand le moment (une certaine maturité, et donc goût du maïs) viendra; mais est ce qu´avoir de la mémoire est bien plus simple que de percevoir la gravité de notre planète bien aimé (1) ?

Robín dijo...

Cependant les arbres poussent toujous contre le sens de la force de garvité, verticalement; et non perpendiculairement au sol; même dans des montagnes à forte pente. Ils perçoivent la force de la gravité dont le moment serait trop fort sur un plan incliné d´un trop grand angle, síls poussaient toujours perpendiculairement au sol. Bien sûr, je sais bien que la réponse est, à ces questions, toujours la même de nos jours; qui n´explique cependant rien: c´est grâce aux gènes. On revient toujours sur l´endroit du crime; veuillez me pardonner de faire de la prose pour illustrer que l´idée du gène comme point initial et point final en même temps, miraculeux et inaltérable; ce n´est que de la littérature. Henri Poincaré faisait déjà remarquer à la fin du XIX-ème siècle, que l´on ne savait définir une force que par rapport à une masse qui à son tour ne pouvait être caractérisée que par une force; un vrai cercle vicieux que seul Einstein osa dévoiler partiellement en son temps et avec beacoup de travail et d´années d´effort (relativité générale); mais sans spéculation, avec une vraie honnêteté intellectuelle . Si en physique et même en mathématiques nous pensons souvent, de plus en plus, que l´on ne peut tout expliquer, ni tout comprendre, ni tout sistématiser, ni tout mettre en équation; ni tout formuler; Dawkins viendra nous contredire sans la moindre gêne, avec ce gène plus primordial et dense encore que le point initial générateur de tout, lors du big-bang.

(1) Bien aimé par moi même; je doute fort qu´une chenille faite seulement de gènes égoïstes (2), puisse être altruiste et comme nous mêmes; globalement; macroscopiquement aimer.
(2) D´après Dawkins, qui lui ne l´est cependant pas lorsqu´il nous explique, magnanime, ce que nous n´arrivions point à bien comprendre.

PS: Pour Fabrice Cendrin; je n´écris pas du tout cela contre vous. Au contraire, j´aime ce que vous écrivez sur votre blog; je vous ai lu avec beaucoup d´intêret; vous m´avez inspiré, j´ai appris des choses et je vous en remercie très franchement.

 
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